Mon conseil ciné du soir si nous ne l’avez pas encore vu « Deux jours à tuer » de Jean Becker avec Albert Dupontel, (quel regard ce mec !) Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck… Profitez, tout le monde est dans la salle d'à côté pour voir sex and the city (z'ont pas tort non plus, si vous aimez la série, vous aimerez le film, mais là, vous choisissez Dupontel)

Savez quoi ? Je ne vais pas vous en parler, allez juste le voir, vous ne regretterez pas. Je vous dis juste que jamais je crois, je n’ai été aussi bouleversée par un film - oui, je sais, je me laisse bouleversifier facilement ces temps ci mais bon je ne suis pas la seule, ma Barbalala a fondu en larmes, un torrent de larmes, sur la voix de Reggiani à la fin du film. Je ne l’ai pas consolée, d’abord parce que je la connais, le moindre geste de compréhension aurait fait redoubler ses larmes et puis parce que j’étais déjà très occupée à me sécher les joues moi aussi. Ca faisait longtemps que je n’avais pas versé une larme au ciné, la dernière fois c’était pour « spiderman 2 » quand Peter annonce à Mary-Jane que décidément non, eux deux ça ne va pas être possible. Oui je sais je suis nulle, mais ce ne sont pas les mêmes larmes, vous sauvez pas en courant, je vous jure ce film est magnifique.

Traître mais magnifique. Traître parce que vous commencez à regarder un film drôle, percutant, intelligent, qui vous interpelle sur le sens de la vie, et putain mais qu’est ce qu’on en fait de cette vie, mais bon, vous avez l’habitude, ce coup là on vous l’a déjà fait, ces questions là vous vous les posez déjà et puis vous avez regardé la bande annonce alors vous vous y attendez, les émotions vous les gérez, vous vous dites juste que vous avez bien fait de venir voir ce très bon film. Jusqu’à ce que…

Ah non, ça je ne vous dis pas, allez le voir je vous dis !

Les quelques spectateurs réunis dans la salle n’ont pas seulement laissé défiler le générique jusqu’à la fin. Chacun est resté assis un moment devant l’écran vide, plongé dans ses pensées. Pas un mot, pas un chuchotement. Silence, émotion et les mots de Reggiani qui résonnent encore…

Je n’avais lu aucune critique avant d’y aller. Je viens de le faire et ben décidément, je continuerai de ne plus les lire. Tain ces journalistes, ils sont si blasés que rien ne les touche ? Il faut descendre en flèche les films de qualité pour avoir l’air intelligent ? Navrant !

Demain moi j’y retourne !