Je suis désolée d’avoir déserté si longtemps, non seulement mon blog, mais les votres aussi :(

Jusqu’aux vacances, je travaillais à mi-temps thérapeutique. J’ai repris à 100% de mon contrat de travail, c'est-à-dire pas à plein temps, me reste le mercredi quand même. Malgré cette journée bénie (pas forcément de farniente, beaucoup de mamans confirmeront j’imagine ;)) j’ai beaucoup de mal à tenir le rythme,  les douleurs sont revenues, le stress, les angoisses, une fatigue monumentale qui m’abrutit et me fait coucher plus tôt que je ne l’ai jamais fait. Résultat, je tiens le coup, mais il me reste peu de temps pour le reste et le moral s’en ressent.

A vrai dire, j’ai carrément le moral dans les chaussettes. Je me souviens d’une phrase de Kaliuccia (une parmi tant d’autres, parce qu’elle à toujours été là et je pourrais vous en faire un roman de l’aide qu’elle m’a alors apportée, mais bon, je vous apprends rien, je suis sûre que vous savez déjà quelle amie merveilleuse elle est) qui m’avait beaucoup aidée lors de ma dépression « Déjà, il faudrait que tu acceptes d’être malade » Ben je me demande finalement si j’ai bien accepté. Ca me met toujours en colère de ne pas avoir autant d’énergie qu’avant, j’en veux à mon organisme de ne pas être à la hauteur. Le médecin m’a prescrit une radio de la hanche parce que ça coince. Pffff, je ne sais pas si je vais la faire. Y a toujours quelque chose qui coince chez moi dès que je dépasse mes limites. Le problème c’est que ça va pas loin mes limites et ça, ça m’énerve !

Cette semaine, pour la rentrée, j’ai pris des congés pour être pleinement dispo pour mes barbas qui rentrent en quatrième, gonflés à bloc, déterminés à réussir, plein de bonnes résolutions. Je suis contente, j’ai réussi à ne pas leur communiquer mon stress. Sont partis et revenus de bonne humeur.

Barbidoux aurait bien aimé que je l’accompagne, mais je n’ai pas voulu. Déjà l’année derniere j’étais seule avec 2 ou 3 autres parents qui ne savaient pas où se mettre. Ca l’a un peu déstabilisé que je ne vienne pas, mais au retour, il en était ravi, car bien sûr aucun parent n’avait accompagné ses enfants. Ils sont aussi un peu déçus (moi aussi) de ne pas être dans la même classe. Bon, ça sera moins simple pour les devoirs, mais quelque part, ils auront plus de choses à se raconter le soir. Parce qu’en ce moment, ces deux là, ils ont surtout des sujets de discorde pffff.

A part ça, ma Barbalala rentre à l’université en octobre, elle stresse et j’essaie de la rassurer, je la fais rire et souvent ça marche (dommage que je ne sache pas me faire rire toute seule)

Voilà, je ne vous promets pas d’être beaucoup plus présente, je ne suis vraiment pas au top de ma forme et je déteste raconter mes bobos qu’ils soient physiques ou dans la tête. Quand c’est les deux alors…

Y a quand même un truc qui m’échappe… Comment peut-on être à la fois presque toujours de bonne humeur, voir la vie du bon côté, ne jamais baisser les bras dans les difficultés et déprimer si souvent ? Parce que là, c’est ce qui m’arrive, je savoure ma semaine avec les enfants, je ris, je plaisante, je vais au ciné, et puis comme ça sans crier gare, les envies de pleurer reviennent. Re-pffff tiens !

Allez, on retient juste que la rentrée s’est bien passée :)