28 septembre 2008
Taguée
Me voilà mise à contribution par Béa alors je m’empresse (oui, je sais, le terme prend une nouvelle signification avec moi) de répondre à son invitation. Ca ne demande pas trop d’énergie heureusement, d’autant plus que je vais me contenter de faire un copier-coller des règles du jeu.
Le principe du jeu
Prendre le livre qu’on est en train de lire, l’ouvrir à la page 123 et copier 5 lignes de texte à partir de la cinquième ligne. Donner les références du livre et taguer d’autres pauvres malheureux!
-blait qu’il était question d’exactions à Séville, de frères
retrouvés le crâne fracassé dans une loge pillée, portant
sur le front l’inscription Hiram tracée en lettres de
sang. L’histoire remontait loin dans sa mémoire. Mais
à l’époque, les exécutions sommaires et les représailles
Voilà un pauvre extrait de ce que je suis en train de lire « Le rituel de l’ombre » d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne. Je ne vous dis pas si c’est bien, je le commence à peine, mais le début est prometteur et si je m’endors dessus en ce moment, les auteurs n’y sont pour rien ;)
Je vous fait grâce de mon cours d’anglais qui à la page 123 parle de statistiques et de mathématiques, pffff vais zapper cette leçon là moi !
A part ça, je respire et je n’ai pas repris la cigarette. Mais pfiou ce que c’est dur !
Et le moment que je préfère, même si avec tout le retard que j'ai, je sais pas bien qui a été déjà tagué ou non, ça ne fait rien... Etoile, Gilsoub, Kaliuccia et Père Aimé ! Allez dites le que vous êtes trop heureux ! ;)
Un bisou spécial à Béa qui m'oblige à sortir un peu de ma léthargie.
23 septembre 2008
Adja
Il y a quelques années (pfiou, de nombreuses années, faut bien le dire), alors que j’étais seule, que les deux barb’ainés (le troisième avait et a toujours, Dieu merci, une santé de fer) étaient encore tout petits et tellement tout le temps malades que pouvoir aller travailler tenait du miracle, j’ai rencontré un homme formidable. Ne commencez pas à fantasmer sur de torrides révélations, c’était juste un médecin, un orl.
J’avais déjà un orl, un à qui j’avais fait confiance, qui avait opéré une greffe de tympan sur ma Barbalala et qui un jour la bouche en cœur, m’a annoncé qu’elle avait eu une otite mal soignée et qu’il fallait opérer l’autre oreille. Une otite mal soignée alors que je le consultais au moins une fois par semaine ? Je ne sais pas si c’est l’intuition, mais j’ai eu immédiatement un doute et pris rendez-vous avec un autre orl.
C’est là que j’ai rencontré Adja, un médecin africain, une montagne d’homme, grand, costaud, volubile et d’une bonne humeur communicative. Adja, c’est un diminutif un peu familier pour un médecin, mais c’est qu’il m’inspire –j’allais dire de la tendresse mais non ce n’est pas vraiment ça- bref c’est quelqu’un que j’apprécie énormément, qui a le même regard émerveillé que moi devant des enfants. Et vous me connaissez, quelqu’un qui s’émerveille de mes enfants en particulier, je craque.
Elle n’avait pas besoin de greffe de tympan ma Barbalala. Elle avait juste un polype juste à côté, mais je suppose qu’en matière de facturation, le premier orl préférait la greffe. Un petit geste chirurgical, un bonbon pour réconforter et hop on n’en parle plus. Evidemment, je lui en ai été reconnaissante, j’ai continué de le consulter. Jamais je n’ai eu à attendre le lendemain pour avoir un rendez-vous, il adaptait ses horaires, jusqu’à nous recevoir parfois très tard, une crème d’homme ce médecin !
Un jour, en rentrant du centre de loisirs, les enfants marchant devant moi, j’ai parlé à Barbouille qui ne m’a pas répondu. Pensant qu’une fois de plus, il n’était pas attentif, blagueuse, je lui ai proposé d’aller acheter une glace. Pas de réaction. Un signal d’alarme a retenti dans ma tête, et s’il n’entendait pas ? Il n’avait jamais eu d’otite, lors des consultations chez le médecin, j’insistais toujours pour que celui-ci vérifie les oreilles. C’est que les otites, c’était un peu ma bête noire. Justement, j’avais vu le médecin la veille, tout allait bien. Vraiment ?
J’ai appelé Adja pour lui parler de ce doute. Le soir même, à 21 heures, il voyait Barbouille pour un test d’audition. Avant même de me donner les résultats de l’audition, j’ai eu droit à un savon terrible. Comment est-ce possible que personne n’ait rien remarqué, il a une otite séreuse, il n’entend pratiquement plus rien. Pourquoi n’a-t-il pas été soigné ? Effondrée, je lui ai dit « ah non, pas vous, vous le savez que je les soigne mes enfants ! Je lui ai fait remarquer quand même qu’il avait vu notre généraliste la veille, que celui-ci n’avait rien trouvé. Devant ses doutes, j’ai même sorti la feuille de soin pour lui montrer. Il s’est radouci, a commencé à observer Barbouille d’un air perplexe et soudain pris d’une illumination, s’est mis à lui parler en face, sur le côté, de dos. Il me dit « regardez, c’est extraordinaire, observez bien » Il recommence et effectivement, je m’aperçois que Barbouille lui répond lorsqu’il lui parle en face, tourne la tête lorsque le médecin se met sur le côté et ne répond plus du tout lorsqu’il ne peut pas voir. Euh… Non… Il ne lit pas sur les lèvres ? Adja surexcité lui fait réintégrer la cabine insonorisée. Il lui parle par la fenêtre, Barbouille répond ! Alors là je suis scotchée ! Mon Barbouille à moi, mon tête en l’air, la tête dans les étoiles et des rêves plein la tête a réussi à apprendre tout seul à lire sur les lèvres. Ca veut dire aussi qu’il n’entend pas depuis un long moment déjà. Pourtant à l’école, s’il est effectivement distrait, il travaille bien. C’est plus qu’étonnant. Adja me glisse à l’oreille « regardez Barbidur » Il recommence son manège, parle à Barbouille, cette fois j’observe son frère. Il accompagne les propos du médecin par des gestes, Barbouille lui lance sans arrêt des coups d’œil, puis répond au médecin. Je n’en reviens pas, j’ai toujours vu Barbidur faire de grands gestes en parlant, mais je pensais que c’était ses origines italiennes qui s’exprimaient là. Alors, il savait que Barbouille n’entendait pas ? Adja lui pose la question, les yeux écarquillés de surprise, il répond « ben non » En fait il ne se rendait même pas compte qu’il aidait son frère à l’aide de gestes. C’est venu spontanément.
Adja éclate de rire. « Ils sont formidables vos enfants, vraiment formidables ! » Vous en connaissez beaucoup des médecins qui vous annoncent la quasi surdité de votre enfant et vous laissent repartir, le cœur gonflé d’orgueil maternel ?
Quelques jours plus tard, Barbouille était opéré, débarrassé des sérosités qui l’empêchaient d’entendre. Quel plaisir j’ai eu, lorsqu’il m’a demandé de parler moins fort !
Le plus fort, c’est que son instit avait reçu une formation pour accueillir les enfants sourds. A aucun moment, elle ne s’est douté (doutée ? help j’ai perdu mes accords) de son problème d’audition. Barbouille l’a consolée « t’inquiète pas, c’est parce que je suis trop fort, c’est Adja qui l’a dit » avant d’éclater de rire comme à une bonne blague.
Je n’ai pas continué de voir Adja. De déménagement en déménagement, j’ai changé d’orl, des compétents eux aussi, même si c’était un peu moins chaleureux.
Lorsque Barbalala a commencé ses études de chant et que sa prof lui a remis une liste de médicaments à éviter pour préserver sa voix, je lui ai conseillé, malgré le temps de transport, de consulter Adja pour ses problèmes orl chroniques. Il a été ravi de la revoir, lui demande de chanter, s’extasie, demande de mes nouvelles. Elle chante parfois pour son association, a chanté à l’église, lorsqu’avec sa femme ils ont décidé de renouveler leurs vœux de mariage. Moi ça m’épate les gens dont le mariage dure et qui sont si heureux qu’ils le font savoir solennellement. Ca me fait plaisir pour lui, parce que si quelqu’un mérite d’être heureux c’est bien lui.
La semaine dernière, lorsque la trachéite m’est tombée dessus, je n’ai pas eu envie de voir mon généraliste. Il oublie toujours que ses traitements quasi homéopathiques n’ont aucun effet sur moi et que chaque fois, je dois retourner le voir plusieurs fois tellement ça dégénère. Après tout, puisque me voilà revenue dans la ville de mes 20 ans, je vais aller voir Adja !
Barbasuuuuuuuuuuuucre ! Ah quand j’ai vu votre nom sur le cahier, j’en suis resté baba, j’avais peur de ne pas vous reconnaître, mais vous n’avez pas changé ! Il me prend dans ses bras, éclate d’un grand rire tonitruant « heureusement que j’avais des nouvelles par Barbalala hein ! » Il papote, me demande des nouvelles de Barbidur et de Barbouille, il est heureux de voir que chacun des enfants a trouvé sa voie, me regarde, me demande quel est mon elixir de jeunesse « pas une ride Barbasucre, mais comment c’est possible ? » « Les enfants peut-être » je lui réponds en souriant un peu fiérote quand même. Ca fait toujours plaisir les compliments, même si en l’occurrence c’est plutôt la génétique qu’il me faut remercier. Je tiens de ma mère pour ça.
Il m’examine quand même, me prescrit antibiotiques et anti-inflammatoires. Ca n’a pas suffi.
J’ai passé la semaine au fond de mon lit canapé, incapable de dormir plus que quelques minutes à la fois, incapable de fumer (oui d’accord tant mieux, mais bon…), la respiration courte et bruyante, comptant mes doses de ventoline autorisées pour me soulager un peu, incapable de fixer mon attention sur l’ordi, encore moins sur un livre (mais j’ai quand même un livre en cours pour Béa ;)) Vive la télé ! Heureusement que SuperBarbalala a assuré l’intendance !
J’ai revu Adja hier, désolé de me voir dans cet état de délabrement avancé faut bien le dire. «Ma pauvre Barbasucre, mais dans quel état vous êtes ! Rappelez moi de vous assommer direct la prochaine fois ! » Le pharmacien apitoyé m’a délivré les médicaments en me conseillant de prendre l’antibiotique immédiatement. Ca plus deux bouffées de cortisone plus tard, me revoilà, toujours malade, effectivement assommée par le traitement mais un peu soulagée. J’ai pu dormir 6 heures en continu. Ouf !
Désolée d’avoir mis tant de temps à répondre à vos comms, mais je n’avais la force de rien.
A part ça, manquer d’air à ce point m’a fait détester mes cigarettes. C’est décidé, quand j’irai mieux, je ne reprends pas ! Tant pis si je prends encore quelques kilos, ça me fera une belle jambe d’être mince quand je serai six pieds sous terre ! C’est malheureux d’en arriver à être très malade pour réagir, mais voilà, je la tiens ma motivation !
16 septembre 2008
Semaine chargée...
Me voilà à la maison avec de la fièvre et une belle trachéite, j’en profite pour vous faire un petit coucou entre deux plongeons sous la couette.
Le moral va mieux, même si la fatigue est toujours là. Faut dire que si la rentrée s’est bien passée, ça chamboule quand même pas mal l’emploi du temps. Tiens parlons en de l’emploi du temps. Particulièrement de celui de Barbidoux. Cette année, ils n’ont rien trouvé de mieux au collège que de rajouter une heure le soir à des journées déjà bien longues. Du coup, Barbidoux finit à 18h le mardi et le jeudi. Génial pour les devoirs ça ! Pas le temps de souffler qu’il faut déjà s’y remettre. Sont malades moi je dis !
Par-dessus le marché, son emploi du temps est éclaté entre 3 demi groupes, une semaine sur deux. Pas sur certains cours non, quasiment chaque cours est en demi-groupe ou tiers de groupe. Ca peut-être pas mal d’avoir un effectif réduit, pour autant que l’emploi du temps soit clair et l’effectif au complet. Personnellement j’ai des doutes, s’ils ne refont pas un emploi du temps plus précis ça va être la pagaille. Parce que là, tenez vous bien, les groupes s’appellent Q1 Q2 bQ3 les semaines s’appellent Q1 Q2… Pratique isn’t it ? Surtout que la personne qui a établi ces merveilleux emplois du temps s’est légèrement gourationnée. Vi je sais ça se dit pas, j’invente, j’aime bien des fois :) Donc ce matin, à la première heure, c’était techno pour Q1, SVT pour Q1. A la deuxième heure, musique pour Q1, techno pour Q1.
Euh, je réponds quoi à mon Barbidoux qui se gratte la tête en préparant son sac ? (meuh non, il n’a pas de poux, manquerait plus que ça à mon bonheur tiens… beurk) Qu’il a sûrement techno ? Bah oui, je lui ai répondu ça, et aussi dans le doute qu’il prenne toutes ses affaires. Et puis j’ai utilisé toute une page de son carnet de liaison pour signaler le problème et pour souhaiter que cet emploi du temps n’ait de définitif que le nom. Parce que faut pas pousser, on n’a pas que ça à faire de nos soirées !
Enfin bon, ça va sûrement s’arranger.
Ils se sont inscrits à des activités. Barbidoux a choisi l’école d’aventure à la base de loisirs. Il va faire de la planche à voile, du téléski, du catamaran, une initiation à la plongée, apprendre les premiers gestes de secourisme avec les pompiers, de l’accrobranche et plein d’autres activités du même genre. Ca commence demain et je n’arrive pas à remettre la main sur son brevet de natation. Pffff !
Barbidul s’est inscrit à un club de foot. Ca n’a pas été triste ça non plus ! Ses copains du collège lui ont déconseillé le club près de chez nous. Ils s’entraînent avec un autre club de la ville. Renseignements pris auprès du dit club, l’entraînement à lieu dans la ville à côté, le mardi à 18 heures, juste quand il sort du collège (ben oui lui aussi emploi du temps formidable !) Nous nous sommes renseignés auprès du club le plus proche quand même. Après quelques contacts auprès des entraîneurs, j’ai mieux compris les conseils des potes. De vieux pépés complètement à l’ouest. Barbidul m’a supplié « pas là, pas là, maman, je t’en supplie » Hihi, j’adore son côté dramatique. Enfin sauf quand ça va trop loin, je vous donne un exemple dans quelques lignes, z’allez avoir un aperçu de la vie de famille chez nous ;)
Bref, je lui propose de se renseigner auprès de ses potes de toujours, ceux d’avant le déménagement. Il pourrait s’entraîner avec eux, ce n’est qu’à 10 mn de chez nous en bus. Enthousiaste, il fait comme ça et s’inscrit. Pas de bol, comme il n’a jamais joué en club, il s’entraîne avec les 12 ans. Premier grincement de dents de mon Barbagrognon.
Pire, ces « petits » le trouvent nuls ! Aïe ! Pour lui qui met un point d’honneur à être le meilleur partout – et à le faire savoir, ben oui, l’a un peu oublié d’être modeste mon Barbidul – l’insulte est gravissime ! Je crois qu’il avait un peu dans l’idée qu’il serait accueilli comme le futur Zidane. Il revient de son premier entraînement, les larmes aux yeux, les points serrés, une envie de mordre le premier qui le contredit. Chouette ambiance ! J’arrive à le calmer, il consent à admettre qu’effectivement il a encore beaucoup à apprendre, « mais quand même, ils pourraient comprendre que je n’ai jamais fait de foot en club »
Deuxième entraînement hier soir. Je commençais à m’inquiéter de ne pas le voir rentrer à l’heure et puis le voilà qui arrive, visage fermé, visiblement en colère, il me balance son ticket de bus sur la table du salon « tiens, cadeau, je ne m’en suis pas servi » et puis il s’installe à table, la tête dans ses mains et fond en larmes.
Chez nous, dès que l’un ne va pas bien, c’est à qui va vouloir le consoler. Même Barbidoux, sadique à ses heures, qui adore pousser son frère à bout et le faire pleurer à l’occasion, ne supporte pas de le voir pas bien. C’est le paradoxe des frères en général, des jumeaux en particulier.
Bref nous voilà à essayer de comprendre pour pouvoir consoler. Barbidul en larmes commence à nous expliquer en hurlant que ne voyant pas le bus arriver, il est parti à pieds, et que bien sûr, à peine parti, le bus est passé, que déjà l’entraînement c’est trop dur, alors qu’il a vraiment trop la poisse d’avoir du rentrer à pieds, et que l’entraîneur est barge de leur faire faire autant de pompes, et que, et que, et que… Tout ça avec de grandes gesticulations énervées et un niveau sonore proche de l’hystérie.
Je lui demande de se calmer, Barbalala essaie de lui expliquer que c’est normal que ça lui paraisse difficile au début. Il se met à l’invectiver parce qu’elle ne peut pas comprendre. Nous essayons de le calmer, en vain lorsque Barbidoux, à cran de voir son frère dans cet état, se met à crier plus fort que lui « ASSEZ ! »
Barbidul file dans sa chambre en claquant la porte. Je le suis pour lui demander de venir manger dès qu’il sera calmé et par la même occasion je lui demande de s’excuser auprès de tout le monde.
Nous entendons quelque remue-ménage dans la chambre, puis il est sorti plus calme, pour me dire qu’il ne comprend pas pourquoi il doit s‘excuser. J’ai failli éclater de rire, parce que voyez-vous, il n’y avait aucune insolence de sa part, il ne comprenait pas. Lorsque je lui ai raconté la soirée de notre point de vue, il a admis avoir dépassé les bornes. Nous avons pu discuter du reste et tout s’est apaisé aussi vite que ça avait commencé.
M’enfin, le programme de la soirée, c’était Natalie Wood dans « la fièvre dans le sang » que je n’avais jamais vu, ni Barbalala. Ce sera pour une autre fois.
Allez quelques petites choses qui vont bien maintenant. Je me suis inscrite avec Barbalala à des cours d’anglais le samedi matin. Elle a beaucoup de mal avec l’anglais, voulait s’inscrire en « grands débutants » Je lui ai dit que quand même, il faudrait qu’elle ait un peu plus confiance en elle et que ça me paraissait exagéré. Mon niveau ? J’en sais rien. Je lis assez facilement l’anglais, j’aide les enfants depuis des années, alors j’ai de bons restes. Cela dit, dès qu’il s’agit de m’exprimer en anglais, je cherche mes mots et je peux chercher longtemps, ça ne me vient pas facilement. Nous nous sommes inscrites toutes les deux en « faux debutants ». Première heure à expliquer comment fonctionne l’association, petite pause café, et puis j’ai passé la deuxième heure à me ronger les sangs, à me demander comment expliquer à ma Barbalala que bien que souhaitant très fort rester avec elle, ça n’allait pas être possible, que je m’ennuyais trop, que le prof est trop lent et qu’en plus il parle mal, mais mal ! Je vous jure, je mourrais d’envie de prendre sa place et d’expliquer moi, comme je le fais avec les enfants. A la fin du cours, Barbalala me dit « Qu’est-ce que tu as du t’ennuyer ! Parce que déjà, moi, j’ai failli m’endormir. On change de cours ? »
Ouf ! On change. Mais samedi elle ira seule, je dois accompagner Barbidoux faire des radios.
Le dimanche, ce sont les barbas qui jouent les professeurs et qui m’apprennent l’espagnol. Une façon comme une autre de les motiver ;) et puis j‘aime bien apprendre...
A part ça, j’ai gagné un séjour d’une semaine pour 4 personnes dans les landes, au bord de la mer. Youpi ! Les vacances de printemps sont assurées !
Elle est pas belle la vie ?
Sur ce, je vous souhaite une belle journée, je retourne à ma couette :)
05 septembre 2008
Rentrée
Je suis désolée d’avoir déserté si longtemps, non seulement mon blog, mais les votres aussi :(
Jusqu’aux vacances, je travaillais à mi-temps thérapeutique. J’ai repris à 100% de mon contrat de travail, c'est-à-dire pas à plein temps, me reste le mercredi quand même. Malgré cette journée bénie (pas forcément de farniente, beaucoup de mamans confirmeront j’imagine ;)) j’ai beaucoup de mal à tenir le rythme, les douleurs sont revenues, le stress, les angoisses, une fatigue monumentale qui m’abrutit et me fait coucher plus tôt que je ne l’ai jamais fait. Résultat, je tiens le coup, mais il me reste peu de temps pour le reste et le moral s’en ressent.
A vrai dire, j’ai carrément le moral dans les chaussettes. Je me souviens d’une phrase de Kaliuccia (une parmi tant d’autres, parce qu’elle à toujours été là et je pourrais vous en faire un roman de l’aide qu’elle m’a alors apportée, mais bon, je vous apprends rien, je suis sûre que vous savez déjà quelle amie merveilleuse elle est) qui m’avait beaucoup aidée lors de ma dépression « Déjà, il faudrait que tu acceptes d’être malade » Ben je me demande finalement si j’ai bien accepté. Ca me met toujours en colère de ne pas avoir autant d’énergie qu’avant, j’en veux à mon organisme de ne pas être à la hauteur. Le médecin m’a prescrit une radio de la hanche parce que ça coince. Pffff, je ne sais pas si je vais la faire. Y a toujours quelque chose qui coince chez moi dès que je dépasse mes limites. Le problème c’est que ça va pas loin mes limites et ça, ça m’énerve !
Cette semaine, pour la rentrée, j’ai pris des congés pour être pleinement dispo pour mes barbas qui rentrent en quatrième, gonflés à bloc, déterminés à réussir, plein de bonnes résolutions. Je suis contente, j’ai réussi à ne pas leur communiquer mon stress. Sont partis et revenus de bonne humeur.
Barbidoux aurait bien aimé que je l’accompagne, mais je n’ai pas voulu. Déjà l’année derniere j’étais seule avec 2 ou 3 autres parents qui ne savaient pas où se mettre. Ca l’a un peu déstabilisé que je ne vienne pas, mais au retour, il en était ravi, car bien sûr aucun parent n’avait accompagné ses enfants. Ils sont aussi un peu déçus (moi aussi) de ne pas être dans la même classe. Bon, ça sera moins simple pour les devoirs, mais quelque part, ils auront plus de choses à se raconter le soir. Parce qu’en ce moment, ces deux là, ils ont surtout des sujets de discorde pffff.
A part ça, ma Barbalala rentre à l’université en octobre, elle stresse et j’essaie de la rassurer, je la fais rire et souvent ça marche (dommage que je ne sache pas me faire rire toute seule)
Voilà, je ne vous promets pas d’être beaucoup plus présente, je ne suis vraiment pas au top de ma forme et je déteste raconter mes bobos qu’ils soient physiques ou dans la tête. Quand c’est les deux alors…
Y a quand même un truc qui m’échappe… Comment peut-on être à la fois presque toujours de bonne humeur, voir la vie du bon côté, ne jamais baisser les bras dans les difficultés et déprimer si souvent ? Parce que là, c’est ce qui m’arrive, je savoure ma semaine avec les enfants, je ris, je plaisante, je vais au ciné, et puis comme ça sans crier gare, les envies de pleurer reviennent. Re-pffff tiens !
Allez, on retient juste que la rentrée s’est bien passée :)