De la banlieue à Paris

Passer de sept à trois, vendre la maison, partir, rêver... S'installer à Paris ? Mais oui !!!!!!! Pourquoi pas ?

23 mars 2008

Six choses...

Taguée par Gilsoub et Oïnkari, je lâche un peu le montage de mes meubles qui me passionne follement faut dire et pour lequel, je suis d’une habileté très moyenne (trois vis cassées, ça calme l’enthousiasme moi je vous dis) pour participer un peu tardivement, mais avec plaisir quand même et comme le sieur Gilsoub se moque un peu de moi que je suis loin de parvenir à ses 500 et quelques notes en deux ans au rythme où j’écris et que d’abord qui peut dire que je ne vais pas me mettre à en pondre deux ou trois par jour non mais, alors voilà j’écris un peu pour remonter ma moyenne ;) Pis d'abord j'écris plus que Mapping. Enfin, je crois... Non vous croyez pas ?

Alors la règle du jeu résumée : raconter 6 trucs sur soi et choisir quelques victimes pour les encourager à faire de même (je vais me gêner ;))

1/ Je n’aime pas faire attendre mais je suis très souvent en retard. Bon d’accord certains le savent déjà, ce n’est pas un scoop, mais les horaires, les montres, les pendules, les portables qui sonnent pour rappeler à l’ordre, ça me va pas bien. Ma Barbalala c’est tout l’inverse, elle prévoit, elle organise et elle me secoue les puces lorsque nous avons un horaire commun. Par exemple elle crie à travers la porte de la salle de bains « rer dans 15 minutes ! » et autres petites phrases engageantes. Cela dit, ce n’est pas pour cela que je suis en avance ces jours là. Lorsque nous sortons toutes les deux, il y a invariablement un incident de parcours. Elle dit que je porte la poisse. Eh oh ! Pas d’acc moi, toute seule, j’arrive en retard sans incident.

2/ Je suis effroyablement tête en l’air.
Par exemple, si je prévois une blanquette de veau (choix tout à fait innocent, si si je vous jure !) je suis capable de faire mon marché en oubliant le veau. C’est un peu gênant, mais comme on dit, quand on n’a pas de tête, faut avoir des jambes ; les miennes sont très sollicitées ;) Oh je fais bien des listes, mais j’oublie de les consulter.

3/ Je ne supporte pas le bruit. Dès qu’il y a une ambiance un peu trop sonore à mon goût, je ferme les écoutilles et m’évade au plus profond de moi. Ca doit expliquer les cris que j’entends parfois au loin « maman, maman, maman, mamaaaaaaaaaaaaaaaaan !!!! »

Pareil avec les blablateuses du bureau, un vague sourire et quelques hochements de tête, mais je suis partie ailleurs très très loin.

Avec l’âge, ça empire. Les enfants, pour vérifier si je suis bien là, me racontent parfois des histoires sans queue ni tête, histoire de voir si je vais réagir. Enfin, c’est ce qu’ils disent. Parfois j’ai des doutes.

4/ Les barbas (sauf Barbala qui trouve ça drôle et les barbajumeaux qui sont fans inconditionnels de leur maman un peu barge parfois) n’aiment pas prendre les transports avec moi. Ils disent que j’attire les gens bizarres, les clodos, les malheureux, les perdus, les anglais… Ben moi j’en suis fière. J’aimerais bien éviter les sans clopes, mais ça maintenant, c’est réglé, je dis « désolée, je n’en ai presque plus » enfin sauf au petit vieux hier, parce qu’il m’a demandé gentiment et que  j’étais d’humeur guimauve. J’ai aussi décidé de ne plus donne d’argent parce que zut, c’est dur pour tout le monde, mais hier (ben oui, jour guimauve) un petit jeune a réussi à me faire craquer, me faisait penser à mon Barbouille avec ses grands yeux gênés de demander.

Moi j’aime bien que les gens bizarres, les clodos, les malheureux, les perdus, les anglais viennent vers moi. Je crois que c’est juste parce qu’ils sentent que j’aime les gens. Je ne suis pas pour autant très généreuse, mais à l’écoute oui, c’est vrai. Je me souviens d’une maman un jour, qui ne m’a pas quittée des yeux dans le bus, je me demandais si j’avais un bouton sur le nez. En sortant elle m’a abordée, m’a expliqué qu’elle avait mis le peu qu’elle avait dans ce ticket de bus, pour se rendre à la maison des femmes, demander assistance pour la protéger elle et ses enfants, de son mari violent. Je lui ai indiqué le chemin, donné ce que j’avais sur moi, un peu d’argent, quelques tickets de bus et mon numéro de téléphone. Elle m’a donné son nom. Quelques mois plus tard, elle m’appelait pour me donner des nouvelles. Elle avait réussi à partir et vivait seule, enfin tranquille avec ses enfants. Elle n’en revenait pas que je me souvienne de son nom, s’attendait à devoir expliquer qui elle était. Avec ma mémoire un peu trouée moi non plus j’en revenais pas, mais elle m’avait touchée.

A part ça, vaut mieux éviter de me demander son chemin, je suis capable de me perdre dans mon quartier moi !

5/ Quand je suis stressée, je me raye les ongles avec le dents. Je ne me les ronge plus depuis longtemps, mais à l’occasion (heureusement rare) une sorte de folie furieuse me prend et j’arrache tout. Devant le désastre, je me calme illico, mais c’est crop tard :(

6/ Je n’ai jamais réussi à faire une crème anglaise correcte. Alors je me rabats sur les petites briquettes toute faites, même si je les trouve souvent trop sucrées. Si vous avez une astuce…

Et le moment que vous attendez tous... tadaaaaaaaaaam ! Les nominés sont :

Etoile parce qu'elle fout rien, Etoile encore ça lui apprendra à faire grève sans raison sérieuse maintenant t'as plus qu'à trouver 12 trucs oui je sais la vie est injuste et moi zaussi, K li parce qu'elle va bien trouver quelque chose à nous révéler encore et qu'elle m'a pas demandé mon avis avant de grèver alors ça compte pas, Mapping pour qu'il retrouve son rythme, je lui  ferais bien le meme coup qu'à Etoile mais encore convalescent  pourra t-il relever le défi ? Et pis tous ceux qui ont envie de le faire bien sûr

Faut vraiment que je passe mon week-end de Pâques à monter des meubles ? Bon, d'accord, j'y retourne...  après la sieste...

Posté par Barbasucre à 13:50 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mars 2008

L'effet Barbalala

Après un peu plus d'une semaine de cohabitation, il est plus que temps de faire le point.

Voyons voir :

- Je n'ai plus de chambre. Bon d'accord c'est moi qui la lui ai laissée, ça me permet de regarder mes séries jusque très tard ;) mais je me rends compte que je dois vraiment changer la mousse du canapé, avant de le recouvrir de mon tissu joli.

- Le panier à linge déborde de nouveau. M'en fous, j'ai une bonne machine.

- Le linge à repasser ne tient plus en pile. Alors là faut que je vous dise, je suis d'une mauvaise foi totale. Parce que ma Barbalala n'a jamais été la dernière à repasser ses petites affaires. Mais bon, elle a une maman un peu barge, qui toute contente de retrouver son bébé, se jette sur ses jupes, ses pulls, ses pantalons, parce que "t'es fatiguée ma petite chérie et hein c'est bien d'être dorlotée par sa maman ?"

Tiens à ce propos j'ai eu une réclamation inattendue. Paraît que je prends trop soin de ses pulls et que du coup, ils peluchent davantage sur ses tee-shirts. Hier soir elle me montre dans un éclat de rire son tee noir tout peluché. J'ai aussitôt pris la brosse adhésive pour l'épelucher, les voisins ont du halluciner, elle est chatouilleuse ma Barbalala et elle le fait savoir ! (post it : penser à fermer les fenêtres avant d'épelucher une barbalala)

- Le programme télé donne lieu à des discussions terribles. C'est pas comme avec Barbidou et Barbidul qui se sont fait tant bien que mal au despotisme maternel. Alors on discute ferme. Mais "les experts", "Dr House" et NCIS, rien à faire, je garde la télécommande en main, nonméo !  Je perds FBI portés disparus, mais ce soir là je gagne la compagnie de ma chieuse préférée.

- Elle a attrapé une angine et est super contagieuse partageuse. C'est marrant parce que, si je peux supporter avec fatalité, des douleurs vraiment insupportables, les rhumes, les angines ont le don de me mettre d'une humeur de chien. Elle a du me passer le virus de la bonne humeur en même temps que ses crobes, parce que là, rien ne me fait perdre le sourire (et pourtant il y en a deux qui y mettent du leur, je vous garantis, quoi qu'ils me fassent sourire aussi, mais ça c'est mon côté guimauve qui s'attendrit d'un rien)

Cette petite note de rien pour vous faire partager mon bonheur d'être à quatre. Je suis un peu flemmarde pour écrire ces temps ci, mais je vais reprendre le temps de vous lire, promis !

En attendant, mon aide est requise pour des travaux manuels un peu compliqués. Le prof a suggéré de demander l'aide des parents . Non mais qui a dit qu'ils seraient plus doués hein ? Bouhh je le sens pas cet après-midi, vont se moquer de moi les barbas !

Posté par Barbasucre à 12:13 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2008

Jumeaux

flagrant_d_lit_1les_titis_sur_la_table_de_salonencore_un_flagrant_d_litles_titis_dans_la_piscine_de_doudous

Barbidul et Barbidou, comme vous le savez ou pas, sont jumeaux. Je n’ai pas choisi, c’est comme ça, et croyez moi, ça fait peut-être fantasmer bon nombre de parents d’avoir des jumeaux mais moi, on m’aurait demandé mon avis, j’aurais dit « chacun son tour, merci, je n’ai que deux mains »

Ce n’est pas tout à fait vrai. J’aurais été ravie pour le premier, ptêt même pour le deuxième. Mais bon, quand j’ai appris que j’attendais des jumeaux, j’avais déjà trois enfants vous voyez. Alors l’annonce m’a rendue plus perplexe qu’heureuse. Et si je suis heureuse, vraiment heureuse de les avoir, le sentiment de perplexité ne m’a jamais vraiment quittée.

Comme ce sont de faux jumeaux, je me suis dit que j’allais échapper à bon nombre de problèmes, au couple fusionnel et à la crise d’identité, à la relation dominant/dominé et donc aux conflits.

Je n’ai rien fait pour accentuer le fait qu’ils soient jumeaux, je ne les ai pas habillés de la même façon, j’ai viré la poussette double dès qu’ils ont su marcher, j’ai fait attention d’accorder autant d’attention à l’un qu’à l’autre, qu’aux autres. Les grands vous diraient que oui surtout à Barbidul et Barbidou et ils auraient raison, les jumeaux, ça prend de la place, ça vous désorganise en moins de deux et après ben vous faites comme vous pouvez. Je demande humblement pardon à mes grands de n’avoir eu que deux mains, que deux oreilles et que 24 heures par jour, mais je pense quand même qu’ils l’ont un peu compris depuis ;)

Jeunes parents, ou futur parents de jumeaux, ne lisez pas la suite, ce n’est pas bon pour vous je ne veux pas vous affoler ;) A vous, je dis juste que c’est deux fois plus de tendresse, de sourires, de câlins, le reste vous le découvrirez bien assez tôt ou pas après tout.

J’avais raison, ils étaient aussi différents que je le souhaitais. L’un observateur et réfléchi, l’autre plus fonceur. Oui mais… Je n’avais pas pensé à tout. Lorsque Barbidul secouait le parc pour essayer d’en sortir, Barbidou avait l’idée de lever le parc pour le laisser sortir. Ca c’est l’exemple le plus soft que j’ai pu trouver pour illustrer mes propos (je ne voudrais pas effrayer les parents de jumeaux qui seraient restés à lire malgré ma recommandation ;)

Vous savez, il arrive que les vrais jumeaux développent un vrai langage à eux, qu’ils aient une relation si fusionnelle que cela les retarde dans leur apprentissage de la vie en société. Heureusement j’ai eu des faux jumeaux, je ne me suis pas inquiétée de cela. Me suis réjouie de les voir si complices. Oui ben faut changer les manuels destinés aux parents de jumeaux. Moi je dis, faites gaffe quand même hein ! Parce que ça n’a pas été simple l’entrée à la maternelle lorsqu’ils ont du apprendre une langue étrangère ! Moi j’arrivais à les comprendre, mais la pauvre instit ! Comment voulez-vous qu’elle sache qu’un ayopap est un aspirateur ? En même temps, vous me direz qu’à l’école ce n’est pas le mot le plus utilisé. Oui mais Barbidul était fasciné, terrorisé par les ayopap, et c’est la première chose qu’il cherchait lorsqu’il entrait dans un nouvel endroit. Impossible de le rassurer tant qu’il n’avait pas localisé l’engin. Moi je sais d’où venait sa terreur de l’aspiration, mais vous imaginez la tête de l’instit qui ne devait rien comprendre ?

Bon, ce n’est pas si grave, ils ont fini par savoir parler comme tout le monde et j’avais tort de m’inquiéter, Barbidul savait lire, écrire, compter dès la fin de la grande section de maternelle. Mais quand même, la maman elle aurait bien aimé que ça se passe par des étapes un peu plus conventionnelles.

Qu’en est il de la relation dominant/dominé ? Ahhhhhhhhhh j’ai échappé à ça. Y a pas de dominé. C’est bien ça non ? Hum y a deux dominants, deux dominants qui tiennent à faire savoir à l’autre qu’ils dominent. Je vous laisse imaginer. Ces deux là s’adorent, s’aiment très fort, se le disent même, mais ils se battent. Sans arrêt, ils se battent et s’insultent. Lorsqu’ils se font pleurer, ils se demandent mutuellement pardon, se disent que c’est la dernière fois que « non, c’est trop con » et puis ils recommencent leurs batailles de petits coqs. Et depuis quelque temps, c’est l’escalade dans les gros mots.

Alors moi, Barbasucre, maman de ces deux petits coqs, j’ai décidé de ne plus intervenir. Ils me fatiguent. J’ai décidé de partager leur argent de poche en une partie fixe, qu’ils auront quel que soit leur comportement et en une partie variable qu’ils auront à la fin du mois. C’est 50 centimes le gros mot et 1 euros la bagarre.

Pensez-vous que je vais faire des économies ? ;)

Posté par Barbasucre à 15:14 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mars 2008

De la rancune

J’allais mettre un comm sur le blog de Kaliuccia à propos de sa note sur la rancune, et je me suis mise à y réfléchir tellement que je me suis dit que peut-être, je pourrais en faire une note.

J'aimerais être comme Edith Piaf "je ne regrette rien, ni le bien, ni le mal qu'on m'a fait ». La vérité c'est que je n'oublie rien, ni du mal, ni du bien... Alors du coup, je me demande si ne rien oublier n'est pas de la rancune.

Je ne pense pas entretenir de sentiments de rancune envers ceux qui m'ont fait du mal. C’est juste que je zappe ces personnes là, je refuse tout contact. Je ne pense pas que c’est par rancune, c’est juste que je ne veux pas qu’ils aient l’occasion de me faire souffrir à nouveau. Je ne les déteste même pas, mais je ne veux plus les voir, parce que le mal est fait et reste, et restera, toujours sensible.

Et comme toi Kaliuccia, je ne supporte pas bien qu'on me parle de ces personnes là. J'ai même du mal à admettre que d'autres que j'aime, puisse continuer à les aimer. Je n'en dis rien, mais j'ai du mal avec ça. Hum ça doit quand même bien être de la rancune non ?

En discutant avec Barbalala ce week-end, je me disais que la solution pour moins se laisser atteindre, c'était d'accorder juste autant d'importance à ceux qui nous font du bien, qu'à ceux qui nous blessent. Au final, ils sont plus nombreux.

La discussion avec Barbalala tournait autour de mes souvenirs d’enfance. Discussion arrivée sur le tapis, suite à la sortie du film « bienvenue chez les ch’tis » que nous sommes allés voir ce week-end. Je lui disais comme j’avais détesté le ch’ti dans mon enfance, que j’associais dans mon esprit à une sorte de méga rusticité avinée, et aussi il faut bien le dire à une humiliation cuisante au collège, lorsque mes camarades se sont moqués de moi en chœur, lorsqu’un jour, j’ai prononcé poêêêêle au lieu de poêle, ah ça oui, je leur en ai voulu à tous ces ch’tis dont j’ai toujours refusé l’accent mais qui avaient tout de même réussi à m’empêcher de parler un français impeccable. C’est rien un mot, mais devant la moquerie des autres, il prend toute la place du monde ce mot là !

Je lui ai raconté ça, mais surtout, je lui ai raconté comme maintenant, lorsque j’entends cet accent jadis haï, je me trouve juste immédiatement plongée dans les souvenirs les plus heureux de mon enfance. Alors j’ai fait revivre pour elle ma grand-mère et son quartier.

A la fin de notre discussion, j'en étais arrivée à la conclusion, que j'avais vécu une enfance exceptionnelle.  Pas de déni hein ! C'est sûrement pas grâce à mes parents pffff, mais il y a tous les autres, ma grand-mère et toutes ses amies, mes instits, mes profs, mes voisines, les parents de mes copines, la bibliothécaire, la libraire, mon parrain, mes cousins et tant d'autres que je n'ai parfois rencontrés qu'une seule fois mais qui ont pourtant laissé leur empreinte bienfaisante.

J’ai été entourée d’amour. Mes parents… z'étaient que deux après tout !

.

Et puis, je ne dois pas être si rancunière, parce que malgré tout le mal qu'ils m'ont fait, je n'ai même pas réussi à ne plus les aimer. Lorsque je parle d'eux, je joue l'indifférente, parce que ça me protège, je fais celle qui a tout bien digéré, parce qu'il faut bien avancer. Je sais moi, que je me mens pour ne pas souffrir.

.

Mais en y regardant bien, la petite fille qui devait se protéger de son père (qui, je le précise, était en même temps un vrai papa qui aide en maths, qui prépare le petit déjeuner et qui soigne les écorchures aux genoux et je précise aussi pour ne pas faire pleurer dans les chaumières que même si c'était hyper pénible, ben la petite fille elle a quand même réussi à se protéger et même à lui casser la figure un jour où il était plus entreprenant que d'habitude, mais quand même il était aussi un papa qui aime- la vie n'est jamais simple hein !) celle qui aurait voulu changer les choses, celle qui en faisait des tonnes pour se faire aimer de sa mère, elle est toujours là. Je continue de la laisser vivre cette petite fille, mais petit à petit, je lui accorde moins de place sans la faire disparaître, parce que cette petite fille là, elle me guide aussi

.

Elle me guide par exemple avec le papa de mes barbas. Elle m'aide à ne pas condamner, à toujours essayer de comprendre. Elle m'aide à entretenir les liens. Et si aujourd'hui, je continue de voir leur papa, de l'aimer quand même d'une certaine façon, pas d'amour, mais comme quelqu'un de ma famille, c'est que cette petite fille sait que l'absence, la rupture est pire que tout. Je pense sincèrement que si nous passons maintenant de vrais bons moments malgré la séparation, c'est grâce à cette petite fille à qui ses parents manquent.

.

Cela dit, n'allez pas pleurer sur le sort de la petite fille hein ! C'est pas le but de cette note. Elle va bien, je lui fais des câlins, et puis elle a grandi aussi et rappelez vous, elle a eu une enfance exceptionnelle nonméo ! ;)

.

Et j'avais raison, ma Barbalala à la maison, c'est un peu les uns sur les autres, un peu de foutoir même (elle a déménagé avec des sacs poubelles et en attendant que les placards que j'ai commandé arrivent, c'est l'invasion ! Mais c'est surtout tout plein de vie, des sourires  aux explosions de rire... Et des câlins !

.

Alors voilà, j'ai commencé cette note sur la rancune, je la finis en vous faisant part de mes sentiments du jour. je suis super heureuse !

 

Posté par Barbasucre à 13:10 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 février 2008

Léthargie

Je sors de ma léthargie pour vous donner des nouvelles.

Alors moi d’abord tiens : ben léthargique. Je sais pas ce que j’ai. Je me traîne depuis quelques jours. Du coup estime de moi à zéro. Quelqu’un pour me donner un coup de pied aux fesses ? Oui, enfin, vous pressez pas non plus, parce que quelque chose me dit que rien que le fait d’évoquer cette torpeur va la faire disparaître. Méthode Coué ou fourmi dans les jambes ? Sans doute un peu des deux… Ce soir, j’ai emmené les barbas au ciné, histoire de nous changer les idées, « taken » comme remède de choc, je vous le recommande ! Ca déménage, ça vous cloue au siège la bouche ouverte. Bon d’accord c’est violent, pas très réaliste, mais moi le mec calme qui pète les plombs parce qu’on lui a enlevé sa fille, ça me fait craquer. Du moins au ciné, parce qu’en vrai, ça me fait peur les gens qui pètent les plombs, même moi quand ça m’arrive, je me fais peur ;) Bref, un bon moment.

Les barbas maintenant : Sont en vacances. Moi j’aime bien. Pas besoin de les houspiller le matin, au contraire, j’en profite pour les réveiller en douceur, avec des bisous et des câlins. Pas de choses qui fâchent, pas de devoirs, juste des leçons à apprendre pour rattraper le retard, mais ils y sont tout disposés donc c’est en douceur ça aussi. J’ai pu obtenir avant les vacances, que Barbidul aille dans la classe de son frère, ça s’est bien passé, ils sont revenus enthousiastes. Moi ça me rassure, ils font le trajet ensemble. Il y a bien des élèves qui font des remarques «il sait même pas se défendre ! » mais mon Barbidul a réussi à les ignorer, même si ça l’a démangé de leur prouver le contraire. Suis fière de lui. Mais la plupart des élèves ont compris, ils n’ont pas été mis à l’écart à la suite de la plainte. Ouf !

Faut quand même que je vous avoue que je me suis bien inquiétée pendant quelques jours. Barbidul était vraiment très mal. Vendredi dernier, il a pu parler a une psy de l’agression, j’étais là avec Barbidou et j’ai été affolée de tout ce qu’il sortait de peur, de révolte, suite à l’agression, mais il y avait aussi des choses plus anciennes qui sont ressorties (pétasse d’instit de cm2, désolée je n’ai rien contre le corps enseignant, mais celle-ci a harcelé mes barbas, d’autres enfants aussi, mais les miens, elle a fait fort, je vais pas refaire l’histoire, mais elle a laissé des traces, une folle dingue cette femme. Un de leur copain n’a réussi a en parler à sa mère que cette année. Moi j’avais tout en direct, et rien que de l’évoquer, j’ai les poils qui se redressent.) Il a parlé de ça donc, de son psy qui parlait fort et n’écoutait pas, de celle qu’il a eu ensuite qui l’écoutait mais ne disait pas un mot. Et puis de son père aussi. Même si depuis la séparation, il y a une vraie amélioration, la violence a existé et a laissé des traces. Il voudrait comprendre. Il racontait en pleurant, en disant qu’il a besoin d’aide parce que l’envie de pleurer le prend souvent mais qu’il ne faut pas qu’il pleure n’importe où, « alors vous comprenez, je veux voir un psy mais un vrai psy qui écoute et qui me parle, sinon c’est pas la peine »

Après s’être confié, il était à la fois vidé et à cran. Malgré un bon moment passé avec son grand frère, malgré un autre bon moment passé avec son père, au restaurant où nous avions décidé de dîner avant que je les laisse pour le week-end, il a craqué, a été agressif puis a fondu en larmes. Son père a bien compris qu’il n’était pas dans son état normal, l’a laissé repartir avec moi.

Il est resté deux, trois jours comme ça, d’une humeur un peu incertaine, les larmes aux yeux, sans appétit. Barbidou un peu perturbé de voir son frère dans cet état. Il m’a fallu des trésors de patience pour les empêcher de se battre, entre l’agressivité de l’un et la réactivité de l’autre, bouhhhhhhh… Nous avons beaucoup parlé, tourné en rond aussi, pas facile de vider son sac, en laissant l’autre s’exprimer aussi. Mais ça va mieux, il retrouve peu à peu son sourire, ses activités, il recommence à manger un peu.

Bon allez, je finis par une mauvaise nouvelle qui me ravit. Ma Barbalala doit rendre les clés de son appart le 1er mars, n’en a pas trouvé d’autre, elle revient chez maman. Va falloir se serrer, c’est pas top pour elle, mais pour moi, c’est juste du soleil en plus dans la maison et par les temps qui courent, je prends !

Posté par Barbasucre à 00:00 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2008

Les jours se suivent…

…et ne se ressemblent pas. Tant mieux hein ! Parce que là, c’est surtout la vie qui revient, avec son lot de soucis grands ou petits mais de la vie quand même. Je vous raconte.

Déjà j’ai passé un super week-end. Les barbas partaient chez leur père pour le week-end. Mon premier réflexe : « super, je vais faire une cure de sommeil, j’en peux plus ! »

Je les ai donc accompagnés. RER tramway bus, puis bus tramway, RER. Me suis un peu paumée mais bon, pas trop, j’étais juste un peu en retard pour le réveillon de Noël, mais mon hôte m’a pardonnée je crois (cherchez pas, noël ça se fête aussi en février, puisque je vous le dis !) C’était bien, mais je vous raconterai pas parce que c’est mon moment de douceur à moi na !

Du coup j’ai un peu fait un écart dans ma ligne de conduite (Barbasucre au lit avant minuit, sinon Oïnkari va te changer en citrouille) je me suis couchée tard, mais j’ai fait la grasse matinée ça compense. Quel délice de se lever dans un appart silencieux, seule pour le week-end, de pouvoir rester en petite tenue, sans me sentir obligée de revêtir un peignoir par décence. Et le calme, ah le calme, trop bien !

Du moins au début. Le silence est vite devenu assourdissant, les projets pour la journée m’ont paru moins marrants d’un coup à faire toute seule. J’ai eu un petit coup de blues qui m’a fait tourner un peu en rond dans l’appart jusqu’à ce que je me ressaisisse « eh oh, on se réveille, t’existes aussi toute seule ! » Rigolez pas,  ben oui je me parle, je m’engueule, je me console… on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Alors hop, j’ai mis de la musique, j’ai filé sous la douche, me suis crémée, maquillée, habillée et direction le marché Saint Pierre à Paris. Il me faut trouver du tissu pour changer celui du canapé qui a quand même vu passer cinq enfants et une quinzaine de chats le pauvre, l’est un peu défraîchi.

Ça faisait une éternité que je n’avais pas traîné au milieu des tissus, j’ai pris mon temps pour savourer, admirer, toucher… En montant à l’étage où se trouvent les tissus d’ameublement, mes yeux se posent sur un magnifique tissu en toile grège rayé de velours dans les couleurs exactes que j’ai prévu pour l’appart. Il est cher, je le contemple un moment et je me décide à voir plus haut s’il n’y aurait pas plus sobre et surtout moins cher. Je trouve. Un beau rouge comme je voulais, une toile solide mais veloutée. Voilà je veux celui là. Un regard à l’autre dans l’escalier. Les coussins peut-être… Je continue mon petit tour quand même à tout hasard. Le vendeur s’approche, je lui dis que j’ai repéré un tissu qui me plairait bien pour mon canapé. Il me répond « oui le rouge ?, moi aussi je vous ai repérée » il me dit ça avec un regard appuyé et un sourire drôlement ambigu le bougre ! Rhaaaaaaaaaa je me fais draguer ! Trop bien ça aussi. Ben quoi ça faisait longtemps, laissez moi apprécier. Nous parlons chiffons, métrage, je lui dis que pour les coussins, je verrais bien… il m’interrompt « je sais, celui de l’escalier à rayures, et bien sûr vous allez me demander d’aller le décrocher pour vérifier si ça le fait bien, pas de souci, un bisou et j’y vais ». Je lui fais mon plus beau sourire et je lui dis « pas de bisou, mais vous allez bien aller me le chercher quand même hein ? » Il secoue la tête d’un air théâtralement desespéré, ça me fait rire, et les deux tissus ensemble rien à dire, ça le fait.

Purée ce que c’est lourd ! Heureusement j’ai prévu d’apporter deux sacs solides. Il s’inquiète de mon retour. Ce que ça fait du bien d’être courtisée, juste un moment comme ça, une vraie parenthèse de légèreté. Ptêt que la femme en moi n’est pas complètement éteinte finalement.

Je rentre à l’appart, métro, RER, je dispose le tissu sur le canapé. Super ! Juste comme je voulais ! Je pose ma joue contre le velours tout doux et je rêve à tout ce que j’ai envie de faire.

Le lendemain, pas de grasse matinée, Barbalala vient me voir, je range vite l’appart, je nous prépare un bon petit repas. Câlin à sa maman, mon pauvre petit loup est tout fatigué, pas facile son travail avec des horaires de dingue et un salaire pas du tout motivant. « Heureusement que t’es là maman » rien que pour ces moments là, moi je suis heureuse.

Nous allons au cinéma. Plongée dans le noir, je manque un peu de m’assoupir, je gigote un peu sur mon siège, mais je suis contente de partager ce moment avec elle.

Nous prenons le train ensemble, elle rentre chez elle, je vais chercher les titis. Leur week-end s’est bien passé. Je n’ai pas envie de rentrer tout de suite. Je propose à leur père de dîner ensemble. Les enfants sont ravis, un vrai repas dans le calme et la bonne humeur comme on n’en avait pas eu depuis longtemps. Il se plait bien dans son nouvel appart et ça se voit.

Voilà, ce n’est pas grand-chose, mais tous ces allers-retours dans les transports, sans flancher, sans m’écrouler en arrivant,  arriver à faire les choses prévues, pour moi, c’est génial. Les douleurs n’ont pas complètement disparu mais elles sont supportables et surtout j’ai retrouvé un peu plus d’aisance dans mes mouvements, je me sens plus légère.

Tant mieux parce que de l’énergie avec les barbas il en faut. Il y a des soucis au collège. Ils ne veulent plus y aller, sèchent depuis plusieurs jours. Pourtant ils n’ont que des bonnes notes et pas une seule remarque dans leur cahier de liaison. Le problème est ailleurs. Hier, ils ont refusé de m’en parler « tu n’y peux rien, tu ne pourras rien faire, personne ne peut rien faire »

Hier soir, ils se sont couchés sans avoir déposé ce qui les tracassait. Première fois que je n’arrive pas à les rassurer. Soit je perds la main, soit c’est plus grave que d’habitude ou ils le perçoivent comme tel.

Voilà, J’en étais là de la note commencée lundi et non achevée parce que trop de choses se sont précipitées. Le mardi a commencé tout de travers. Vomissements de Barbidoux, Barbidul avait oublié son sac d’école à la maison la veille (nous y étions passés pour un dernier nettoyage avant la remise des clés aujourd’hui). J’ai senti que si je les envoyais à l’école quand même, ils allaient errer dans les rues. Il me fallait crever l’abcès. Alors je leur ai dit « ok, aujourd’hui vous restez avec moi, on va récupérer le sac, mais il va falloir me raconter ce qu’il se passe pour que je puisse vous aider et on va chez le médecin, si vous ne voulez pas m’en parler à moi, vous allez lui en parler à lui ».

J’ai prévenu le collège, leur ai expliqué la situation et promis de rappeler pour les tenir au courant.

Des heures de patience, il m’a fallu pour arriver à les faire parler. En gros, les élèves leur font passer des tests pour voir dans quel camp on va les ranger, les forts ou les faibles. Alors provocations, bousculades, croche-pieds, insultes, incitation à la bagarre pour voir comment tu te défends… Se battre ils ne veulent pas, Barbidoux ne se sent pas assez fort, Barbidul sent trop de violence en lui pour s’y risquer. Il me dit « tu te rends compte, quand je suis très en colère, j’arrive à faire mal à mon frère alors que je l’aime. Je ne sais pas ce que je serais capable de faire à un mec qui m’a poussé à bout et que je n’aime pas, et  je n’ai pas envie d’avoir à en subir les conséquences si je blesse quelqu’un. Je me bagarrerai seulement si quelqu’un touche à Barbidoux . Et si on ne veut pas parler de ce qui se passe, c’est parce que si on parle, on va se faire traiter de victimes et ce sera encore pire. »

Je leur ai donné ma vision des choses. Je ne sais pas si c’est bien, mais c’est la mienne. Je leur ai dit que je ne voyais que trois solutions à leur problème et que sécher n’en était pas une, l’école étant obligatoire :

-         Ne rien dire et continuer de subir les humiliations quotidiennes.

-         Leur casser la figure.

-         Parler et demander aux adultes d’intervenir.

La première, ils ne veulent pas évidemment. Ne rien dire ok, mais pas question de retourner au collège. Ils veulent changer de collège. Je leur ai fait remarquer qu’il n’y avait aucune certitude que ça ne se reproduirait pas dans un autre collège et que bon, on ne change pas de collège facilement non plus. Barbidul en vient même à vouloir habiter chez son père pour éviter d’y retourner. Quand on sait comment ça se passe entre eux, c’est dire le malaise.

La deuxième ils ne veulent pas l’envisager pour les raisons évoquées plus haut.

Ils finissent par se décider pour la troisième, à contrecoeur et pas trop rassurés sur la façon dont le collège va gérer ça. J’appelle le collège, la surveillante m’assure qu’elle a l’habitude, qu’elle arrivera à arranger les choses sans que personne ne sache qu’ils se sont plaints. La CPE est d’accord pour laisser faire la surveillante. Elle les recevra quand même vendredi pour en savoir un peu plus.

Ils sont donc retournés à l’école ce matin, ont discuté avec la surveillante en aparté, puis sont allés en cours. Barbidul, à la dernière heure a été fortement provoqué dans le couloir, en attendant d’entrer en classe (coups de genoux dans les cuisses, claques derrière la tête…) il les a repoussés, la prof les a fait rentrer, fin de la tourmente.

A la sortie trois gamins ont commencé à le houspiller, la surveillante est intervenue, ils se sont dispersés… Mais l’ont attendu bien plus loin pour l’agresser sauvagement, il a été blessé à l’oreille, est salement amoché.

Je l’ai emmené au commissariat pour déposer plainte. Il l’a demandé, il veut que ça s’arrête. S’il n’avait pas voulu, j’aurais déposé plainte quand même, parce que c’est inadmissible de devoir aller au collège avec la peur au ventre, parce que c’est inadmissible de laisser la violence et des codes à la con régner sur la vie de gamins de douze ans. Il est hors de question que je laisse ces petits cons gâcher la vie de mes mômes. Et aussi parce que je pense profondément que les adultes DOIVENT intervenir, et que c’est bien parce qu’il y en a un paquet de ces adultes qui ne font pas leur boulot, qu’il y a autant de dérive.

Putain, mais dans quel monde on vit ???

Posté par Barbasucre à 22:59 - Commentaires [29] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2008

Ridicule Syndrome

J’en parle peu, d’abord parce que je n’aime pas me plaindre et puis aussi parce que quand c’est passé j’oublie, quand je suis en crise, je fais avec. Aujourd’hui j’en parle parce qu’en ce moment je fais mal avec, parce que ça fait mal, parce que ça m’inquiète, et puis tiens ptêt parce qu’aujourd’hui j’ai envie de me plaindre.

Je souffre d’une maladie au nom ridicule. « Syndrome des jambes sans repos » non mais ça vous fait pas sourire ça ?

Un jour, après bien des investigations pour fatigue chronique et douleurs neurologiques incessantes, le neurologue me dit « on vous fait un examen du sommeil » et puis si on ne trouve rien, on arrête de chercher, il faut savoir accepter que parfois on souffre sans savoir pourquoi »

J’ai d’abord été choquée par ses propos. Moi j’étais pas encore prête à accepter de ne pas toujours aller bien. J’en étais encore au stade du « tu me trouves ce que j’ai mon coco, tu me files un traitement et ma vie reprend comme avant ». En même temps , ça commençait à me gonfler les examens médicaux, alors j’ai vite accepté l’idée finalement.

J’ai donc accepté de passer une nuit à l’hôpital harnachée d’électrodes pour passer ce fameux enregistrement polygraphique du sommeil. M’ont prévenue que j’aurais sans doute du mal à m’endormir avec tous ces trucs collés à moi, pourtant je manquais tellement de sommeil que ça n’a pas traîné, cinq minutes d’après l’enregistrement. Pour les mouvements des jambes, ils n’ont pu enregistrer que les premières heures, je bouge tellement que j’ai réussi à tout virer pendant la nuit.

En fin de matinée, le neurologue est passé avec le diagnostic. Quelques apnées et un syndrome des jambes sans repos. Vingt neuf micro éveil par heure ! Je vous rassure, je ne me lève pas toutes les deux minutes ;) mais la qualité de mon sommeil est nettement diminuée.

Depuis j’ai un traitement, du fer parce que même avec un taux normal, il paraît que mon corps le synthétise mal, et un antiparkinsonien parce que c’est ce qui semble le mieux fonctionner pour ce syndrome. Je dois reconnaître que, même si je reste une fatiguée chronique, depuis, je somnole beaucoup moins dans la journée.

« Voilà, on sait pour la fatigue ! » s’est exclamé le neurologue triomphant.  Pour les douleurs, il a fait une moue désinvolte « allez donc voir un psy ! »

C’est ce que j’ai fait. Pfff tu parles. Ah oui, elle m’a bien remontée ma psy, je ne doute pas avoir eu besoin d’une psychothérapie, ça allait suffisamment mal dans ma vie pour que j’accepte son aide avec gratitude. Mais les douleurs, elles sont toujours là. Plus ou moins souvent, plus ou moins handicapantes, mais elles n’ont jamais disparu. J’admets volontiers qu’il y a une part de somatisation dans tout ça. Parce que c’est vrai que j’ai, depuis ma psychothérapie, de plus grandes périodes de tranquillité.

Je suppose que c’est le stress et la fatigue du déménagement qui ont provoqué cette nouvelle crise. Quoi qu’il en soit, je la vis très mal mais alors vous n’avez pas idée.

Parce que moi je vais bien. Je savoure ma nouvelle vie avec les barbas, ils m’énervent ou ils m’amusent, m’attendrissent toujours, même si j’ai eu envie d’en faire de la chair à pâté lorsque j’ai découvert qu’ils avaient accroché leurs posters au ruban adhésif sur le papier peint et que du coup je vais devoir le changer. Je savais bien que ça faisait trop bébé mais zut alors ! J’ai envie de virer ce noir du séjour et d’y mettre mes couleurs.

J’ai envie d’aller au cinéma et pas de repousser à plus tard parce que rester deux heures assise ça va pas le faire. J’ai envie de prendre le train avec eux pour aller voir la mer et ne pas penser que le train va aggraver mes douleurs. J’ai envie de tenir mes promesses et ne plus voir la déception dans leurs yeux quand j’annule un projet parce que « maman est trop fatiguée et qu’elle a mal » Ils comprennent je le sais, ils sont adorables mes barbas, mais moi la maman elle m’énerve, je m’énerve.

J’ai envie de reprendre mon travail et de tenir le coup. Celui que j’ai déjà ou un autre, mais redevenir celle sur qui on peut compter, retrouver le plaisir de travailler. Merde j’ai oublié ! Pendant des années, mon travail a été ma plus grande source de fierté (ben oui, maman c’est pas que ça compte pas, bien au contraire, mais c’est là que j’avais et que j’ai encore souvent le plus de doutes)

Oui j’ai des envies, oui la vie va plutôt bien. Les barbidoux ont passé leur premier week-end chez leur père et ça s’est super bien passé. Il appelle régulièrement et leur parle gentiment. A moi aussi. J’en étais sûre qu’une fois libéré du quotidien, ça se passerait comme ça.

Mais comment je fais pour faire des projets sans savoir dans quel état je vais être dans deux heures, demain, après demain, dans une semaine ? Bon, c’est pas une question qui arrive comme ça maintenant, c’est juste que jusqu’à présent, j’avais tellement de choses à régler que je faisais l’autruche et que mon arrêt de travail prolongé me permettait de vivre à un rythme différent de celui des autres.

Maintenant que j’en suis là où je voulais être, il va bien me falloir répondre à cette question.

Une chose est sûre, je sors la tête du sable. Je n’ai pas la santé de tout le monde et moi seule sait qu’elle volonté il me faut lorque je suis en crise comme aujourd’hui, pour assurer les choses du quotidien. Vu de l’extérieur, je sais que je peux paraître paresseuse, je sais que deux de mes grands le croient en tous cas, je le vois à leur mine réprobatrice lorsque je ne vais pas bien et que du coup j’assure très très moyen. Je sais que mes trous de mémoire les agacent « mais si je t’en ai parlé, tu ne m’écoutes pas ». Ce qu’ils ne savent pas c’est que moi ça m’agace mille fois plus qu’eux. Je peux parler une heure au téléphone avec quelqu’un et ne plus savoir le lendemain quelle est la dernière fois où nous avons bavardé. Je sais rarement quel est le titre du livre que je suis en train de lire. J’en parle en plaisantant mais tous ces manques, toutes ces lacunes, alors que j’avais une très bonne mémoire avant, me font rager, me donnent envie de pleurer. Leurs réflexions, leurs regards, me font de la peine, je le vis assez mal, mais je m’y fais. J’ai renoncé à leur expliquer, j’en ai marre de devoir me justifier. La vie se chargera bien assez tôt de leur montrer que tout n’est pas noir ou blanc. Je commence à bien me connaître et je sais maintenant que le mode « ralenti » me permet de revenir plus vite au mode normal voire excessif. Lorsque j’ai besoin de repos, je dis que j’en ai besoin, je me donne ce droit et basta. Sauf que c’est « légèrement » incompatible avec une vie professionnelle normale.

J’ai commencé à faire des recherches sur Internet sur le syndrome dont je souffre. Plus de trois ans après le diagnostic, il était temps ! J’ai trouvé une association et un forum de discussion et il semble bien que les douleurs que je ressens sont communes à beaucoup de malades. La bonne nouvelle c’est qu’il y a plusieurs traitements qui marchent, reste juste à trouver lequel. Il y a des conseils aussi. Eviter le café, le thé, le chocolat, le tabac… Là ça va être chaud, Barbalala me pense capable d’arrêter de fumer mais le café elle a des doutes surtout si je ne peux pas remplacer par le thé. Je dois dire que moi aussi. Bon d’accord, si ça peut supprimer toutes ces douleurs ça vaut la peine. Mais pfff elle est dure la vie hein !

Bon on va y aller en douceur. Le tabac je viens d’essayer, et j’ai échoué lamentablement. Allez, on va dire que pour commencer, j’arrête le café l’après-midi. C’est déjà bien ça non ? Sinon il y a une consultation à la Salpêtrière pour ce syndrome. Je dois demander à mon médecin de faxer une lettre avec demande de rendez-vous. La secrétaire m’a prévenue que c’était long pour avoir un rendez-vous mais même s‘il faut attendre, je préfère ça que de revoir celui qui me prend pour une névrosée. C’est déjà bien assez pénible de souffrir, je ne me sens pas capable de supporter que ce ne soit pas vraiment pris au sérieux.

Et puis mon avenir professionnel, on verra, je crois bien que ça va surtout dépendre de l’efficacité du traitement. Sinon, je prends ma retraite et je m’achète un appart dans un endroit où les prix restent accessibles.

Voilà j’aime pas cette note et je vais peut-être bien l’effacer mais c’est ce que je vis en ce moment, c’est la raison pour laquelle je ne suis pas présente ces temps-ci parce qu’avoir mal et ne pas me sentir à la hauteur me rend un peu sauvage et en tous cas ne m’incite pas à la communication.

Et puis vous savez quoi ? Ben le pub a raison, la douleur c’est moche et c’est comme ça que je me sens, là.

Posté par Barbasucre à 17:47 - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 janvier 2008

Accident domestique

Il y a quelques jours de ça, je faisais, comme souvent en ce moment, l’aller retour entre la maison et l’appartement, histoire de faire des papouilles au chat, récupérer mon courrier, un truc dont Barbalala ne voulait plus et qui devient soudain indispensable, un truc dont moi je voulais plus et qui… oui ben les chiens ne font pas des chats, ça va hein !

A ce propos, en regardant, complètement béate et émerveillée, un reportage sur la maison Chanel sur Arte ce matin, je me suis dit que j’étais vraiment trop conne d’avoir laissé mon encyclopédie des arts textiles, zut alors ces trucs là, ça me fascine depuis que je suis toute petite et bon d’accord, ça prend de la place mais… Z’êtes d’accord que ce serait mieux de la garder non ? Promis, je ne vais pas rapporter mes « tout l’univers » de quand j’étais petite, de toutes façons c’est réservé, ils partent dans une autre famille de cinq enfants. J’espère qu’il y aura dans le lot un petit ou une petite qui y trouvera autant de bonheur que j’en ai trouvé moi. Bon c’est vrai, qu’en même temps, y avait pas les jeux vidéos en ce temps là pour faire concurrence. Les miens ont eu une encyclopédie toute neuve (parce que quand même s’en est passé des choses dans le monde depuis ma tendre enfance) et… elle est restée neuve. Elle n’a pas souffert de traîner sous leur lit, ni subi de taches de café d’avoir accompagné le petit déjeuner, n’a pas été malmenée dans un sac trop petit et déjà surchargé, n’a pas fait de petit tour chez les copains pour rire des planches d’anatomie. Pffff on va dire qu’ils sont soigneux mes barbas.

C’est pas tout ça, je quitte la maison et mes « tout l’univers », Ex a descendu les livres laissés (à contre-cœur elle aussi mais l’espace est compté pour elle encore plus) par Barbalala, j’aperçois un beau livre sur Napoléon, ah non, stop ! J’ai rien vu, j’en ai d’autres des livres sur Napoléon et puis il faut que je rentre, les courses à faire, les devoirs à surveiller, tout ça…

Dans le bus, je me dis, tiens, je vais gagner du temps, j’appelle les titis pour qu’ils me rejoignent, on va faire les courses dans la foulée. A l’arrêt de bus, pas de titis ! Grrrrrr ces deux là ! J’appelle à l’appart, bien certaine que personne ne va me répondre (ils ont censés me rejoindre vous voyez) Dring… « Oui maman ? »

Je m’énerve. Je déteste quand j’essaie d’organiser un minimum les choses et que rien ne se passe comme prévu.

-         « Grrrr Pourquoi tu me réponds ? »

-         « Ben euh… Tu m’appelles… »

-         « Oui grrrr mais pourquoi t’es encore à l’appart grrr ?

-         « J’ai mal au pieds »

Là il me semble avoir au bout du fil la fille de la pub, vous vous rappelez, celle qui répond à sa mère qu’elle ne peut pas fermer la cocotte « je peux pas, j’ai pas de mains » mais comme c’est une cocotte trucmuche elle va pouvoir quand même. Ca c’est dans la pub, dans ma vie à moi, ça se passe pas pareil et pis j’ai pas de cocotte trucmuche faut dire.

Je remonte à l’appart, légèrement irritée (hihi j’aime bien écrire ça, en vrai quand ils font pas ce que je veux, j’ai envie de leur dévisser la tête, mais bon faut que je soigne mon image de douceur alors disons irritée, c’est mieux) mon Barbidul se tord de douleur. Comme je suis mal lunée, en parfaite mère indigne, je lui dis que je m’en fous, qu’il était pas à l’arrêt de bus et c’est tout. Barbidou m’assure que son frère s’est cogné le pied dans le canapé « oh ben toi tais toi, t’étais pas non plus à l’arrêt de bus »

Nan mais franchement, on s’arrête pas de marcher parce qu’on s’est cogné le pied ! Si ? Ah ben si , mon Barbidul, le lendemain, il a toujours du mal à marcher. Bon allez, j’ai des doutes, mais quand même j’arrête de faire la mère indigne, on sait jamais, c’est ptêt plus grave que j’imagine, on file chez le médecin qui prescrit une radio et le port de béquilles, parce que c’est ptêt cassé quand même. Ben ça alors ! C’est drôlement fragile un pied ! Et c’est cette petite chose fragile qui nous supporte à longueur de journée ?

Bon alors béquilles (je me suis débarrassée il y a quelques jours de celles de Barbouille qui traînaient dans le garage depuis plus de quatre ans, quand je vous dis qu’il faut tout garder, que ça peut toujours servir, voyez bien que j’ai raison ;)) et rendez-vous chez le radiologue. Barbidul arbore fièrement ses béquilles dans l’appart, s’en sert pour mettre la table, avec quelques dommages collatéraux (relisez la première note, Barbidul c’est mon maladroit de première, je vous laisse imaginer avec béquilles) mais pas question à l’école, trop la tehon, ça fait mal aux mains et les escaliers tu y penses maman aux escaliers ? Ca m’énerve qu’il ne suive pas les recommandations du médecin, mais en même temps, ça me rassure, c’est que c’est pas cassé. Je l’obligerais bien, mais j’ai peur qu’il les oublie dans un coin (c’est un spécialiste du genre, un chouïa tête de bois à ses heures) et les béquilles nous ont été prêtées, ça m’ennuierait qu’il les perde.

C’est pas cassé, le radiologue me rassure, mais c’est fêlé. Donc ok pour oublier les béquilles, mais faut attacher les orteils et porter de vraies chaussures de ville pour que les orteils reposent bien à plat. Nous voilà bien, j’ai jamais réussi à lui faire porter autre chose que des tennis.

Barbidou s’exclame : « la chance ! Tu vas pouvoir réclamer des Van’s »

Barbidul grommelle : « Eh je suis pas « tecktonik » moi ! Je veux des all stars !

Moi, ça me dépasse, je sais que Barbidou rêve de Van’s à damier depuis qu’il fait sa drôle de danse, mais les all star, me semble bien que ce sont des baskets montantes, alors les baskets, chaussures de ville ? Hum.

Si si, je t’assure, ce sont des chaussures de ville, personne fait de sport avec des all stars, c’est pas fait pour ça, t’y connais rien maman !

Petit tour au centre commercial, je jette un œil à la paire de chaussures de ses rêves, et devant l’étroitesse de l’extrémité de la chose, j’éteins la petite étincelle dans son regard. Nan, les all stars, ça va pas le faire. J’extirpe mon Barbidou de sa contemplation de Van’s à damier en solde et nous partons à la recherche de la bête rare. Une paire de chaussures de ville qui ne ressemble pas à des chaussures de ville. Il trouve une paire de tennis à bout très large, bon ok, ça, ça va. Pfff même pas en solde ! Il essaie de me persuader qu’un jean plus foncé irait mieux avec ses nouvelles chaussures. Eh oh, faut pas pousser mémère dans les orties non plus ! Je finis par me dire qu’elle sont pas si chères les Van’s à damier de barbidou et je lui fais la surprise de retourner en choisir une paire. Ravi, il choisit une paire de All star blanche ! Et après, il diront que je ne comprends rien ! Comment voulez-vous que je suive ?

Après tout ça, va nous falloir être raisonnables. J’envisage juste une petite excursion à la Fnac, pour récupérer leur cahier d’activité en anglais et puis ptêt un ou deux livres (j’ai déjà dévoré ce que m’a apporté ma Barbalala le week-end dernier) Le problème avec les livres, c’est d’arriver à se limiter à un ou deux. C’est donc avec quatre livres, que je retrouve mes barbas au rayon jeunesse. Mais qu’est ce que je vois ? Mon Barbidul avec une pile de livres sous le bras ! Je désespère depuis des lustres d’arriver à le convaincre que la lecture c’est bien pour lui, mais contrairement à son frère, il n’accroche pas. Ca ne m’arrange pas trop qu’il choisisse ce jour pour avoir son déclic, je me tâte un peu « je devrais ptêt aller reposer les miens ? » Oh et puis zut ! Je passe à la caisse avec nos piles de livres, ayé je suis ruinée.

Ce soir, il en a commencé un, il est ravi. Et moi donc !

Moralité : Pour faire lire vos enfants, cassez leur les pieds !

Euh je rigole hein ! Déconnez pas, ils vous casseraient la vaisselle en mettant la table !

Posté par Barbasucre à 22:46 - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2008

Des photos

Je vous aurais bien mis des photos du déménagement, mais j'aurais trop peur de payer des droits exorbitants ;) (ralez pas, on en a pas fait en vrai) mais je peux (avec leur accord) vous montrer mes barbas en plein effort et ma barbalala venue après les réjouissances, squatter un peu l'ordi de maman.

Photos01112007_016Photos01112007_024Photos01112007_025Photos01112007_026

Photos01112007_028Photos01112007_031lulu

Sont courageux mes titis non ?

Non mais z'avez vu tout ce noir ?

Posté par Barbasucre à 21:32 - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 janvier 2008

Coucou

Je profite d’un aller retour à la maison pour vous donner des nouvelles (en vrai, j’écris de l’appart et je publierai plus tard parce que j’ai toujours pas internet (ouiiiiiiiiiiiin !!!!) et que ça va sûrement être plus long que prévu (grrrrrrrrrrr !!!!!).

Alors par quoi je commence ? Ah oui le déménagement. Ca s’est super bien passé. Faut dire j’avais recruté le meilleur des pirates comme chef des opérations alors autant vous dire que ça a pas trainé. Mes deux grands étaient là, plus mes deux barbachoux moins musclés certes, mais super motivés et particulièrement courageux, avant, pendant, après.

Cette année, j’ai décidé de me lancer des fleurs, alors si ça a si bien fonctionné, c’est aussi que j’avais quand même tout bien préparé, non c’est vrai faut le dire ça aussi ! (Mapping, t’es prié de pas cafter que j’avais pas tout a fait fini d’emballer, hein d’accord, tu dis rien, tu me laisses raconter et tu dis que c’est bien vrai que t’as jamais vu un déménagement aussi bien préparé, allez sois sympa, dis comme ça ;))

Je peux pas tout vous raconter parce que je finissais d’emballer (ah mince me suis trahie) dans la maison, tandis qu’ils apportaient tout ça à l’appart. Mapping dit que ça a pas rigolé, mais je les ai entendu parler de fille du 5ème ou du 6ème je sais plus, m’enfin moi je crois qu’ils se sont pas ennuyés et qu’ils ont joué les mecs balaises devant les filles un peu aussi, au lieu de lire les petits mots d’encouragement, que j’avais laissé à leur intention, sur les cartons. Pfffff c’est bien la peine d’être si attentionnée !

En tous cas, je peux vous dire une chose, j’ai jamais vu une affaire aussi rondement menée. En début d’après-midi, tout était bouclé. J’ai eu une petite appréhension avant d’entrer dans l’appart. Je crois que je m’imaginais un peu devoir enjamber des cartons pour me frayer un chemin. Faut dire que passer d’une grande maison à un trois pièces, ça oblige à un sacré tri et que c’est pas vraiment mon point fort de jeter. Mais j’ai trié Tous les jours d’avant, j’ai fait que ça de trier. Mais bon, y en avait encore beaucoup. Les livres surtout. J’ai laissé deux bibliothèques pleines (la voisine et ses filles se sont régalées à venir faire leur marché) mais j’ai quand même gardé l’essentiel (qui mine de rien prend tout un mur du séjour).

Donc j’avais un peu peur d’entrer dans l’appart. J’ai même fermé le yeux avant d’entrer et me suis préparée intérieurement « t’affoles pas, c’est rien, c’est juste l’histoire de quelques jours » Et là, oh surprise, même pas mal ! Tout était bien mis, on pouvait circuler tranquille. Du coup, je me suis complètement détendue.

Les grands ont monté les meubles dans les chambres des barbas. Le soir tout était déjà très vivable, on aurait même pu regarder la télé tranquille dans le salon si nous n’avions pas été si fatigués.

Une fois seuls, mes barbachéris et moi, il ne restait plus que les deux grandes étagères du séjour et une penderie à monter. Pour la première, j’ai demandé à leur papa de venir nous aider, parce que je reconnais que je ne savais pas trop par quel bout la prendre (en pièces détachées ça paraît pas aussi simple). Mais pour la deuxième et pour la penderie, nous nous sommes débrouillés tout seuls comme des grands. Je vous dis pas comme ils étaient fier mes titis !

Voilà, ça y est. Nous sommes installés, pas un seul carton dans l’appart. Il reste des petites choses à aménager mais pour ça, il me faudra acheter des meubles qui le font bien alors c’est pas pour tout de suite. Il y a le papier peint du séjour (noir, non mais quelle drôle d’idée !) qui me chagrine, mais bon, dès que je suis passée chez le notaire chercher les sous de la maison, je commence à décoller, parce que vraiment ça le fait pas. Non mais vous imaginez une Barbasucre entourée de murs noirs ??? Je vais faire framboise et chocolat (ça fait marrer Mapping, chépa pourquoi ;)

Voilà, nous sommes bien. Le collège a pas trop plu aux titis le premier matin (« ah non, l’est trop nul ce collège, je retourne dans l’autre, comment ça je peux pas ??? ») mais le soir même ils avaient déjà des copains alors ça va mieux. Z’ont quand même déjà deux heures de colle chacun. Chassez le naturel, il revient au galop. En fait, ils étaient décidés à tout faire bien, et puis ils ont eu un retard. Se sont mis dans la tête qu’il valait mieux ne pas y aller de la matinée que risquer une heure de colle pour leur retard. Du coup z’en ont deux, en plus du remontage de bretelle maternel. Mais sinon, ils font leurs devoirs , n’attendent pas que je réclame pour me faire signer leur carnet… et Barbidoux arrive à suivre en anglais maintenant. L’a même déjà une bonne note ! Pourvu que ça dure !

Tout va bien, à part l’adsl. Hier, j’avais un mail de Free qui m’annonçait qu’ils avaient rencontré un problème lors du câblage et que je devais contacter la hotline. Vingt minutes d’appel plus tard (facturé à 0,34 € comme de bien entendu) le technicien m’annonce qu’il fait remonter l’information que je viens de lui donner. On est bien partis, si je dois les informer de ce dont ils m’informent ! Je dois rappeler la semaine prochaine pour voir où ils en sont. Pffff !

J’ai bien assez bien supporté le sevrage pendant que j’étais occupée à vider mes cartons, mais maintenant que c’est fait, je suis en manque grave. Heureusement en allant régulièrement relever mon courrier, je récupère en même temps vos notes par le rss (sauf Mapping qui est pas rssé, mais comme il publie pas les notes qu’il écrit, en même temps, je manque rien) mais je ne peux pas lire vos commentaires ni commenter (sauf à rester plus longtemps dans la maison, mais bon, j’y habite plus alors je ne fais que passer)

Bon alors. Je suis installée. Et la fête ? On la fait quand ? J’attends plein de comms sur cette note, au moins pour me donner vos disponibilités. Pas d’excuses que c’est loin hein ! On va s’organiser (au besoin on va faire un dortoir chez Mapping, dis t’es d’acc hein ?) pis moi j’ai une chambre dispo en réservant chez le gardien plus une des titis qui bien qu’ayant chacun leur chambre, persistent à vouloir dormir ensemble, alors ça peut le faire d’arriver à se caser tous.

Je vous fais à tous plein de bisous heureux et un très fort spécialement à Mapping sans qui j’aurais eu bien plus de mal, ça c’est sûr.

A très bientôt (Vous pouvez compter sur moi pour harceler Free ;)

Posté par Barbasucre à 20:31 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4   Page suivante »